Discover all of Expandys’ advice through our guides and templates.
Réformes FIRB 2026 : Impact sur les Investissements Étrangers en Australie
Emmanuel BisiAuthor
Published On

L'Australie est depuis longtemps l'une des destinations les plus attractives au monde pour les investissements étrangers. Pour le trimestre clos le 31 mars 2026, le FIRB a approuvé 311 projets d'investissement commercial d'une valeur totale de 79,7 milliards de dollars australiens — contre 68,2 milliards au trimestre précédent —, avec une durée médiane d'examen de 35 jours et 46 % des projets commerciaux traités dans un délai de 30 jours.
Mais le cadre régissant l’accès des investisseurs étrangers au marché australien vient de subir sa plus importante refonte depuis des années. Le 19 mai 2026, le ministre australien des Finances a annoncé des réformes en profondeur du cadre du Foreign Investment Review Board (FIRB), s’appuyant sur les changements initialement introduits en mai 2024. Ces réformes sont désormais mises en œuvre par étapes — et il est essentiel de les comprendre pour toute entreprise étrangère envisageant de s’implanter en Australie en 2026 ou 2027.
Comme l’a décrit le ministre des Finances, le Dr Jim Chalmers, ce cadre devient à la fois « plus strict lorsque les risques sont élevés et beaucoup plus rapide lorsque les risques sont faibles ».
Ce guide explique ce qui a changé, ce que cela implique concrètement et ce que les entreprises françaises et européennes souhaitant s’implanter en Australie doivent désormais faire différemment en conséquence.
Qu’est-ce que le FIRB et à qui s’applique-t-il ?
Définition — FIRB (Foreign Investment Review Board) Le FIRB est l’organisme gouvernemental australien chargé d’examiner les propositions d’investissement en Australie émanant de personnes étrangères et de conseiller le ministre des Finances à ce sujet. La plupart des investissements étrangers dépassant certains seuils financiers nécessitent l’autorisation du FIRB — une notification de « non-objection » émanant du ministre des Finances — avant que la transaction puisse être finalisée. Le cadre juridique est constitué par la loi de 1975 sur les acquisitions et prises de contrôle étrangères (Foreign Acquisitions and Takeovers Act 1975, FATA).
Le FIRB s’applique aux personnes ou entités étrangères qui acquièrent des participations dans des entreprises, des terrains ou des entités australiennes au-delà des seuils financiers applicables. Une personne ou entité étrangère procédant à une acquisition soumise à autorisation en vertu de la FATA doit demander au FIRB une notification indiquant que le ministre des Finances n’a « aucune objection » à cette acquisition avant que celle-ci ne soit finalisée.
Pour la plupart des sociétés étrangères qui créent de toutes pièces une filiale australienne détenue à 100 % — plutôt que d’acquérir une entreprise existante —, l’intervention du FIRB n’est généralement pas requise. Toutefois, toute acquisition d’actions dans une société australienne existante, tout achat de terrain à usage commercial ou tout investissement dans un secteur sensible déclenche, dans certains cas, un examen par le FIRB, quelle que soit l’ampleur de l’opération.
Seuil monétaire actuel pour les acquisitions d’entreprises non sensibles : 347 millions de dollars australiens — et les réformes de 2026 proposent de relever ce seuil à condition que la transaction n’implique pas un investisseur relevant d’un accord de libre-échange, des investisseurs publics ou un secteur sensible.
Quels sont les changements apportés par les réformes du FIRB de 2026 ?
Des réformes substantielles du cadre australien en matière d’investissements étrangers ont été annoncées dans le cadre du budget fédéral australien 2026-2027, s’inscrivant dans la continuité des réformes initialement annoncées en 2024, qui visaient à simplifier les procédures d’autorisation pour les investissements à faible risque tout en renforçant le contrôle des transactions impliquant des secteurs sensibles.
Le train de mesures de 2026 poursuit deux objectifs clairs et distincts qui vont dans des directions opposées :
Pour les investisseurs à faible risque : réduire les obstacles, supprimer les conditions superflues, accélérer les autorisations, élargir les exemptions et alléger les obligations de déclaration.
Pour les investisseurs plus enclins au risque : étendre les pouvoirs de l’État en matière de contrôle, de conditionnement, de blocage et d’annulation des autorisations — grâce à une application plus stricte de la réglementation, à des règles anti-évasion plus étendues et à de nouveaux outils permettant de détecter les formes de contrôle sans détention de participation.
Ces réformes divisent de fait les investissements impliquant des investisseurs étrangers en deux catégories : à faible risque et à haut risque. La catégorie dans laquelle s'inscrit votre investissement déterminera votre expérience future du processus australien d'investissement étranger.
Le système à deux volets : investissements à faible risque vs investissements à haut risque
Que signifie concrètement ce système à deux volets ?
La meilleure façon de comprendre les réformes de 2026 est de les considérer comme un ajustement délibéré de l’effort réglementaire. L’un des axes centraux de ces réformes consiste à réduire les obstacles pour les capitaux jugés à faible risque : les capitaux familiers, transparents et prévisibles doivent être traités plus rapidement et avec davantage de certitude. À l’autre extrémité du spectre, les réformes prévoient un contrôle plus ciblé lorsque des risques réels pour la sécurité nationale ou l’intérêt national existent.
|
Dimension |
Voie « faible risque » |
Voie à haut risque / sensible |
|---|---|---|
|
Délai de décision |
30 jours (objectif à partir de janvier 2027) |
Prolongé — pas d’objectif fixe |
|
Notification obligatoire |
Réduite ou supprimée pour certaines transactions |
Étendue à de nouveaux secteurs |
|
Conditions |
Simplifiées, suppression des conditions superflues |
Adaptées, potentiellement plus contraignantes |
|
Certificats d’exonération |
Disponibilité élargie, conditions plus souples |
Sans objet |
|
Validité de l'autorisation |
Prolongée de 12 à 24 mois |
Au cas par cas |
|
Exécution |
Standard |
Pouvoirs renforcés, sanctions plus sévères |
Qu'est-ce qui est considéré comme un investissement à faible risque au regard des nouvelles règles ?
Comment savoir si votre placement est considéré comme à faible risque ?
L'éligibilité à la procédure accélérée est soumise à une série de critères, notamment le fait que l'investisseur ait obtenu une autorisation d'investissement étranger au cours des 24 derniers mois, qu'il n'ait aucun antécédent de non-conformité ou de problèmes liés à sa moralité, et qu'il réalise un investissement simple dans un secteur non sensible ne touchant pas aux intérêts nationaux.
Plus précisément, pour être considéré comme présentant un faible risque, le demandeur doit avoir obtenu une autorisation d’investissement étranger au cours des deux dernières années, ne pas faire l’objet d’une mesure extrajudiciaire et présenter un dossier de conformité irréprochable.
Les transactions qui ne feront plus l’objet d’une obligation de notification en vertu des modifications législatives proposées comprennent :
- Celles impliquant de faibles augmentations en pourcentage des participations existantes, sans changement de contrôle
- Certaines transactions effectuées par des fiduciaires professionnels et des organismes de placement gérés non enregistrés
- Les lotissements ou fusions foncières n’entraînant pas de changement de propriété
- Certaines acquisitions dont le montant est inférieur au seuil relevé, dans des secteurs non sensibles
Certificats d’exemption (CE) — désormais plus larges et plus souples :
Les certificats d’exemption seront désormais axés sur les investisseurs réguliers et à faible risque et pourront offrir un allègement plus large des obligations liées au statut de personne étrangère, à la traçabilité et à la déclaration, sous réserve de certaines conditions. Le régime des certificats d’exemption sera élargi afin que certains investisseurs à faible risque puissent être totalement exemptés de certains aspects du cadre du FIRB, notamment en n’étant potentiellement pas considérés comme des personnes étrangères et en étant exemptés de certaines obligations de déclaration.
Les investisseurs pourront demander des CE permettant de suspendre ou d’adapter l’application de concepts tels que le statut d’investisseur gouvernemental étranger (FGI), la qualité de personne étrangère, le traçage, les règles relatives aux associés et les obligations de déclaration. Il convient toutefois de noter une réserve importante : la structure tarifaire relative aux pouvoirs élargis des certificats d’exemption sera élaborée de manière à refléter l’avantage significatif dont bénéficieront les investisseurs — ce qui signifie que des certificats d’exemption plus étendus pourraient entraîner un coût sensiblement plus élevé.
Prolongation de la validité des autorisations :
La durée de validité par défaut des transactions approuvées passera de 12 à 24 mois, avec la possibilité de moduler cette durée au cas par cas. Cette mesure est particulièrement bienvenue pour les transactions de grande envergure ou échelonnées, qui nécessitaient souvent des prolongations dans le cadre de l’ancien délai de 12 mois.
Conseil d’expert pour les entreprises qui réalisent leur premier investissement en Australie : s’il s’agit de votre première autorisation du FIRB en Australie, vous ne pourrez pas encore bénéficier de la procédure accélérée pour les opérations à faible risque. Cette procédure nécessite en effet une autorisation préalable obtenue au cours des 24 derniers mois. Préparez votre première demande suffisamment à l’avance et faites appel à un spécialiste : obtenir une autorisation sans réserve dès la première fois vous permettra de bénéficier d’un traitement plus rapide pour vos futures transactions.
Quels secteurs feront l’objet d’un examen plus rigoureux en 2026 ?
Quels secteurs feront l’objet d’un examen plus rigoureux de la part du FIRB dans le cadre des réformes de 2026 ?
Le gouvernement australien continue d'exercer une surveillance accrue sur les investissements dans les secteurs sensibles, en particulier les minéraux essentiels et les infrastructures critiques, afin de préserver l'intérêt national.
Les réformes de 2026 élargissent considérablement la capacité du gouvernement à désigner des secteurs comme sensibles et à agir rapidement lorsque des risques apparaissent. Les nouvelles règles permettront au ministre des Finances d’étendre rapidement les obligations de notification — les investisseurs dans les infrastructures critiques, les minéraux critiques, les technologies critiques et les centres de données, ou dans des secteurs connexes, doivent s’attendre à ce que les exigences du FIRB évoluent de manière dynamique à l’avenir.
Domaines actuellement identifiés comme faisant l’objet d’une surveillance renforcée :
- Les minéraux critiques (lithium, cobalt, éléments de terres rares) — les minéraux critiques sont considérés comme une question de sécurité nationale, ce qui confère au ministre des Finances des pouvoirs étendus pour examiner, soumettre à des conditions ou bloquer les transactions susceptibles de concentrer le contrôle d’actifs stratégiques
- Infrastructures critiques (ports, aéroports, réseaux énergétiques, eau, télécommunications)
- Centres de données et entreprises détenant des données sensibles
- Défense et entreprises liées au secteur de la défense
- Technologies émergentes (IA, informatique quantique, cryptage)
- Terres agricoles dépassant certains seuils cumulés
Aucun secteur spécifique n’a encore été mentionné dans le cadre législatif, et le gouvernement indique qu’il consultera les pouvoirs publics et le secteur privé sur les détails. Toutefois, les experts juridiques s’attendent largement à ce que les investissements dans les entités et entreprises du secteur des minéraux critiques, et éventuellement dans les entreprises de centres de données et les terrains, soient soumis à des obligations de notification et d’autorisation.
Ce que signifie concrètement ce renforcement des contrôles :
Les investissements dans les secteurs sensibles font désormais l’objet d’un contrôle renforcé, des ressources gouvernementales supplémentaires étant consacrées à l’évaluation des projets et à la gestion des risques pour la sécurité nationale. Lorsque des risques sont identifiés, des conditions sur mesure peuvent être imposées afin d’atténuer certaines préoccupations spécifiques.
Le traitement des demandes concernant des opérations dans des secteurs sensibles ou présentant des caractéristiques à haut risque prendra probablement plus de temps, même si des ressources supplémentaires seront mises à la disposition du FIRB.
Quels changements concrets ont eu lieu le 1er juillet 2026 ?
Certains éléments des réformes du FIRB sont entrés en vigueur immédiatement à compter du 1er juillet 2026, sans attendre l’adoption de la législation.
Révision des conditions d'autorisation existantes :
À compter du 1er juillet 2026, le Trésor a entamé une révision des autorisations existantes délivrées par le FIRB afin de mettre à jour ou de supprimer les conditions inutiles ou redondantes. Cette révision porte dans un premier temps sur les conditions fiscales, mais devrait s'étendre à d'autres domaines au fil du temps.
Ces conditions — qui obligent parfois les investisseurs à rendre compte chaque année de leur conformité à la législation fiscale pendant toute la durée de l’investissement — peuvent constituer une charge lourde, et leur suppression éventuelle est bien accueillie. Au-delà des aspects fiscaux, les conditions qui font double emploi avec d’autres régimes réglementaires ou dont la charge administrative est disproportionnée par rapport à leur valeur pourraient également être supprimées ou modifiées.
Rationalisation du registre de la participation étrangère :
Le gouvernement va rationaliser le registre de la propriété étrangère des actifs australiens en simplifiant les obligations de déclaration et en réduisant les doublons dans la collecte des données. Le principal changement réside dans le fait que les investisseurs ne seront plus tenus de déclarer séparément au registre les acquisitions de participations dans des terrains à usage commercial, des entreprises ou des entités — les acquisitions réalisées et approuvées via le système du Trésor seront désormais enregistrées par ce même système, ce qui éliminera la saisie de données en double.
Renforcement des pouvoirs relatifs aux certificats d’exonération :
Les pouvoirs du ministre des Finances en matière de délivrance de certificats d’exemption ont été élargis à compter du 1er juillet 2026, ce qui permettra d’appliquer des conditions plus souples pouvant suspendre ou adapter des notions telles que le statut d’investisseur étranger (FGI), les règles de traçabilité et les obligations de déclaration pour les investisseurs éligibles.
Quels changements à compter du 1er janvier 2027 ?
Le changement opérationnel le plus important — l'objectif de délai de décision de 30 jours — entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2027.
À compter du 1er janvier 2027, le gouvernement s'est fixé pour objectif de rendre une décision dans un délai de 30 jours pour toutes les demandes à faible risque. Cela signifie qu'un demandeur recevra soit une décision autorisant la transaction, soit une notification expliquant pourquoi une évaluation complémentaire est nécessaire, dans les 30 jours suivant le dépôt d'une demande complète.
Précisions importantes concernant l'objectif de 30 jours :
- L'objectif de 30 jours ne s'appliquera pas aux demandes de certificat d'exemption, aux modifications ni aux demandes rétroactives.
- <Lorsqu’une autorisation de l’ACCC est requise, l’approbation du FIRB ne sera délivrée qu’après la décision de l’ACCC, mais le Trésor s’efforcera d’aligner les dates de décision dans la mesure du possible.
- Cet objectif s’applique aux décisions — ce qui signifie que le FIRB pourrait également utiliser ce délai de 30 jours pour informer un investisseur des raisons pour lesquelles une évaluation complémentaire est nécessaire, plutôt que pour délivrer une autorisation.
Modifications législatives :
Aucun projet de loi n’a été publié et aucun calendrier n’a été précisé. Compte tenu de l’ampleur et de la complexité des modifications proposées, il est peu probable qu’un projet de loi soit publié avant fin 2026 au plus tôt. Les investisseurs devraient suivre le processus de consultation et prendre part aux discussions sur le projet de loi lorsqu’il sera disponible.
Conséquences des réformes du FIRB pour les entreprises étrangères souhaitant s'implanter en Australie
Comment les réformes du FIRB prévues pour 2026 affectent-elles les entreprises françaises et européennes qui s’implantent en Australie ?
Pour la grande majorité des PME étrangères qui créent une filiale australienne à partir de zéro, les réformes du FIRB de 2026 ont un impact direct limité. La création d’une nouvelle société de type « Pty Ltd » ne déclenche généralement pas les obligations du FIRB, car il s’agit de la création d’une nouvelle entité et non de l’acquisition d’une entreprise australienne existante.
Le FIRB entre en jeu pour les entreprises étrangères dans les cas suivants :
Scénario 1 : Acquisition de parts dans une entreprise australienne existante Toute acquisition d’une participation substantielle dans une entreprise australienne existante dépassant le seuil financier requis nécessite l’autorisation du FIRB. Dans le cadre des réformes de 2026, s’il s’agit de votre premier investissement en Australie, prévoyez un délai de traitement standard — la procédure accélérée de 30 jours n’est accessible qu’aux investisseurs ayant déjà un historique d’autorisations sans antécédents.
Cas de figure n° 2 : achat d’un terrain ou d’un bien immobilier à usage commercial Les acquisitions de terrains à usage commercial par des personnes étrangères sont soumises à l’examen du FIRB, quelle que soit leur valeur dans certains cas, notamment dans des zones sensibles. Les réformes de 2026 maintiennent ce contrôle rigoureux.
Scénario 3 : Investissement dans une entreprise ou partenariat avec une entreprise d’un secteur sensible Si votre expansion en Australie concerne les minéraux critiques, la technologie, les activités liées à la défense, les infrastructures de données ou d’autres secteurs sensibles émergents, attendez-vous à un examen plus approfondi, à d’éventuelles conditions et à des délais plus longs, quel que soit votre profil de risque.
Scénario 4 : Investisseurs récidivistes ayant un historique FIRB irréprochable Si votre entreprise ou votre groupe a obtenu l’autorisation du FIRB au cours des 24 derniers mois sans aucun problème de conformité, les réformes de 2026 jouent en votre faveur. Vous pourriez bénéficier de la procédure accélérée de 30 jours à partir de janvier 2027 et être éligible à des certificats d’exemption plus larges qui allégeront votre charge administrative future.
Mesures pratiques pour les entreprises européennes prévoyant une expansion en Australie en 2026-2027 :
- Déterminez si l’activité que vous envisagez nécessite réellement une autorisation du FIRB — la création d’une filiale n’en nécessite généralement pas, contrairement à l’acquisition d’une entreprise
- Si l’autorisation du FIRB est requise, évaluez votre profil d’investisseur au regard des critères de faible risque avant de déposer votre demande
- Déterminez si votre secteur cible est désigné ou susceptible d’être désigné comme sensible — suivez de près les mises à jour du Trésor, car le ministre des Finances peut désormais étendre rapidement la liste des secteurs sensibles
- Agissez dès le début : consultez le FIRB et le Trésor pour comprendre les exigences, répondre aux préoccupations et tester la résilience des structures avant la signature
- Faites preuve de transparence : communiquez les informations relatives à la structure de propriété en amont de l’entité acquéreuse, y compris les détenteurs directs et indirects, légaux et bénéficiaires, d’une participation de 5 % ou plus, afin de faciliter le processus d’examen
- Tenez compte des délais du FIRB dans le calendrier de votre opération ou de votre expansion — même avec l’objectif de 30 jours, l’obtention de la première autorisation prend plus de temps que prévu
Comment Expandys peut aider les entreprises étrangères à s’y retrouver avec le FIRB et à se développer en Australie
Pour les entreprises qui s’implantent en Australie pour la première fois, le cadre réglementaire du FIRB, même dans sa version simplifiée, ajoute une couche de complexité réglementaire qu’il est facile de sous-estimer. La différence entre une autorisation obtenue sans encombre et un examen fastidieux tient souvent à la manière dont la demande est préparée, à la façon dont la structure de l’investisseur est présentée et à la capacité à poser les bonnes questions avant la signature.
Expandys accompagne les entreprises internationales qui s'implantent en Australie depuis plus de 17 ans. Notre équipe basée à Sydney travaille en collaboration avec des conseillers juridiques et fiscaux australiens spécialisés pour aider nos clients à :
- Évaluer l’applicabilité du FIRB — déterminer dès le départ si l’activité que vous envisagez est soumise aux exigences du FIRB et quel seuil s’applique à votre catégorie d’investisseur
- Structurer correctement votre expansion — la création d’une filiale, les coentreprises, l’acquisition de terrains à usage commercial et d’entreprises ont chacune des implications différentes au regard du FIRB ; définir la bonne structure avant de vous engager vous permet de gagner un temps considérable et de réaliser d’importantes économies
- Préparer un dossier de demande complet et irréprochable — les demandes incomplètes entraînent une remise à zéro des délais ; nous coordonnons les documents requis pour garantir un dépôt sans encombre
- Naviguer dans le système à deux voies — déterminer si votre investissement remplit les conditions pour bénéficier d’un traitement «à faible risque» et quelles mesures prendre pour vous orienter vers la voie accélérée pour vos futures transactions
- Suivez l’évolution des secteurs sensibles — le ministre des Finances peut désormais étendre rapidement les obligations de notification ; nous tenons nos clients informés des désignations applicables à leur secteur
La plupart de nos clients qui suivent le processus de création d’une filiale australienne — depuis l’évaluation initiale jusqu’à l’enregistrement auprès de l’ASIC, en passant par les conseils du FIRB le cas échéant et la mise en place de la conformité fiscale — sont pleinement opérationnels dans un délai de 4 à 8 semaines.
Discutez de votre projet d’expansion avec notre équipe en Australie →
Téléchargez gratuitement notre guide de création d’entreprise en Australie → Un PDF détaillé étape par étape couvrant toutes les formalités d’enregistrement, les échéances de conformité et les coûts pour 2026 — y compris une section consacrée à l’applicabilité des règles du FIRB.
Foire aux questions : Réformes du FIRB en Australie en 2026
La création d'une nouvelle filiale australienne nécessite-t-elle l'autorisation du FIRB ?
Dans la plupart des cas, non. La création d’une nouvelle société à responsabilité limitée (Proprietary Limited, Pty Ltd) en Australie à partir de zéro ne nécessite pas l’autorisation du FIRB : vous créez une nouvelle entité, et non pas une entreprise ou un terrain australien existant. Le FIRB s’applique principalement aux acquisitions d’entreprises existantes, aux prises de participation dans des sociétés australiennes dépassant les seuils applicables, aux achats de terrains commerciaux ou agricoles, ainsi qu’aux investissements dans des secteurs sensibles. Toutefois, si vos activités prévues en Australie impliquent l’un de ces éléments en plus de la création d’une nouvelle entité, il est recommandé de solliciter l’avis d’un spécialiste afin de confirmer votre situation au regard des réformes de 2026.
En quoi consiste l’objectif de délai de 30 jours pour l’autorisation du FIRB et quand s’applique-t-il ?
À compter du 1er janvier 2027, le gouvernement australien s’est fixé pour objectif de statuer sur toutes les demandes d’investissement étranger à faible risque dans un délai de 30 jours. Cela signifie que le FIRB rendra soit une décision autorisant la transaction, soit informera le demandeur des raisons pour lesquelles une évaluation plus approfondie est nécessaire dans ce délai. Pour être éligible, l’investisseur doit avoir obtenu une autorisation préalable du FIRB au cours des 24 derniers mois, présenter un dossier de conformité irréprochable, ne pas avoir d’antécédents de non-conformité ni de problèmes liés à sa moralité, et investir dans un secteur non sensible ne présentant aucun enjeu d’intérêt national. L'objectif de 30 jours ne s'applique pas aux demandes de certificat d'exemption ni aux transactions nécessitant l'autorisation de l'ACCC.
Quels sont les secteurs qui feront l’objet d’un examen le plus rigoureux de la part du FIRB en 2026 ?
Les minéraux critiques, les infrastructures critiques (ports, aéroports, énergie, télécommunications, eau), les centres de données, les entreprises liées à la défense et les secteurs des technologies émergentes font actuellement l’objet du niveau de contrôle le plus élevé dans le cadre des réformes du FIRB de 2026. Les réformes de 2026 confèrent également au ministre des Finances de nouveaux pouvoirs lui permettant d’étendre rapidement les obligations de notification à d’autres secteurs sensibles — sans qu’il soit nécessaire de modifier la législation —, ce qui signifie que la liste peut évoluer rapidement. Les entreprises européennes qui investissent dans l’un de ces secteurs ou dans des secteurs connexes devraient faire appel à des conseillers spécialisés dans les questions relatives au FIRB dès le début du processus de planification, bien avant de signer tout accord commercial.
Les entreprises étrangères peuvent-elles être exemptées du FIRB en vertu des nouvelles règles ?
Pas automatiquement. Toutefois, les investisseurs éligibles peuvent bénéficier du régime élargi de certificat d’exemption (EC), qui peut offrir des exemptions plus étendues à certains aspects du cadre du FIRB, y compris, dans certains cas, des exemptions à la qualification de « personne étrangère » pour certains types de transactions. L’éligibilité dépend de facteurs tels que la gouvernance de l’investisseur, ses antécédents en matière de conformité et la nature de l’investissement proposé.
Les seuils d'investissement et les conditions d'éligibilité peuvent varier en fonction des accords de libre-échange conclus par l'Australie avec certains pays. Par exemple, les investisseurs originaires de pays tels que les États-Unis, le Chili et la Nouvelle-Zélande peuvent bénéficier de seuils financiers plus élevés pour certaines acquisitions d'entreprises non sensibles, tandis que les investisseurs provenant de pays avec lesquels aucun accord applicable n'a été conclu sont généralement soumis aux seuils standard. Les entreprises doivent vérifier les règles applicables à leur juridiction avant de procéder à un investissement.
Que se passe-t-il si un investisseur étranger enfreint les règles du FIRB ?
Les conséquences sont graves et deviennent de plus en plus sévères. Au début de l’année 2026, la Cour fédérale a infligé des amendes d’un montant total de 14 millions de dollars australiens à deux investisseurs étrangers qui n’avaient pas respecté des ordonnances de cession — il s’agissait de la première mesure coercitive de ce type. Dans le cadre des réformes de 2026, le gouvernement élargit sa panoplie d’outils d’application de la loi : de nouvelles notifications d’infraction pour un éventail plus large de contraventions, des pouvoirs renforcés en matière d’ordonnances de cession et d’interdiction pouvant prendre effet plus rapidement, ainsi qu’un projet de registre public des cas de non-conformité. Les dispositions anti-évasion sont également renforcées afin de cibler les montages visant à contourner les exigences du FIRB par le biais d’accords ne donnant pas lieu à la propriété, tels que les contrats d’achat ferme et les montages de prêt.
Ressources connexes
- Comment créer une société en Australie : guide étape par étape (2026)
- Parrainer des salariés en Australie sans créer immédiatement une filiale
- Externalisation des ressources humaines et de la paie à l'étranger : le guide complet 2026
Prêt à implanter votre entreprise en Australie ?
Bénéficiez de conseils d’experts sur le FIRB, la création d’entreprise, la gestion de la paie, les ressources humaines et la conformité afin d’assurer le bon déroulement de votre expansion dès le premier jour.
Our downloadable resources
Checklist: Employer of Record (EoR)
5 tips before hiring your employee through an Employer of Record (EOR)
Recruit and Manage Talent in Australia
All our advice to help you succeed in your HR strategy in Australia.
Internationalization: Choosing Your Strategy
Expanding internationally with confidence