Comment gérer la comptabilité et la conformité fiscale d'une filiale étrangère en 2026
Emmanuel BisiAuthor
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La création d'une filiale à l'étranger marque une étape importante. C'est toutefois dans la gestion quotidienne de sa comptabilité et de ses obligations fiscales que résident le véritable travail et le véritable risque.
La charge administrative liée à la conformité s’est considérablement alourdie en 2026 pour les entreprises disposant de filiales à l’international. Le pilier II de l’OCDE, relatif à l’impôt minimum mondial, est entré dans son premier cycle d’application à grande échelle pour les groupes multinationaux dont le chiffre d’affaires dépasse 750 millions d’euros. Le contrôle des prix de transfert a atteint des niveaux records, les autorités fiscales en Australie, en Inde, au Royaume-Uni et en France ayant accéléré l’utilisation d’outils d’audit basés sur l’intelligence artificielle. Et les exigences administratives liées à la gestion d’une filiale locale — comptes annuels, déclarations d’impôt sur les sociétés, obligations en matière de paie, déclarations de TVA ou de GST — restent entièrement locales, propres à chaque juridiction et relèvent entièrement de la responsabilité des dirigeants de la filiale.
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Pour les entreprises en pleine croissance avec lesquelles Expandys collabore — des entreprises françaises et européennes disposant de filiales en Australie, en Inde, au Royaume-Uni et au-delà —, le défi réside rarement dans une méconnaissance de l’existence de ces obligations. Il s’agit plutôt d’un manque d’expertise locale, de processus structurés et d’une supervision intégrée permettant de les gérer de manière cohérente et sans commettre d’erreurs coûteuses.
Ce guide fournit un cadre pratique permettant justement d’y parvenir.
Pourquoi la mise en conformité des filiales étrangères est-elle plus complexe qu’il n’y paraît ?
De nombreuses sociétés mères partent du principe que la mise en conformité des filiales étrangères est similaire à celle de leur pays d’origine : si elles sont capables de gérer la « liasse fiscale » française ou l’impôt sur les sociétés britannique, la gestion d’une filiale australienne ou indienne est une tâche comparable, confiée à un expert-comptable local.
Cette intuition sous-estime toutefois la complexité de la situation à trois égards importants.
Chaque juridiction dispose de ses propres normes comptables, de son calendrier fiscal et de son infrastructure de déclaration. Les filiales australiennes établissent leurs comptes selon les normes de l’AASB (Australian Accounting Standards Board), déposent leurs déclarations fiscales auprès de l’Australian Taxation Office (ATO) et gèrent les déclarations trimestrielles de GST (BAS). Les filiales indiennes opèrent selon les GAAP indiens (ou Ind AS pour les grandes entités), déposent des déclarations mensuelles de GST auprès du GSTN, versent la TDS (Tax Deducted at Source, impôt prélevé à la source) avant le 7 de chaque mois et déposent des déclarations annuelles d’impôt sur le revenu auprès de l’Income Tax Department. Les filiales britanniques déposent leurs comptes statutaires auprès de Companies House et leurs déclarations d’impôt sur les sociétés auprès du HMRC. Aucun de ces calendriers, formats ou organismes n’est harmonisé entre eux, ni avec les obligations du pays d’origine de la société mère.
Les transactions intra-groupe créent un deuxième niveau de risque de conformité. Chaque fois que votre filiale achète à la société mère ou à d’autres entités du groupe, leur vend des biens ou des services, leur facture des frais ou emprunte auprès d’elles, les règles de prix de transfert s’appliquent. Ces règles — fondées sur le principe de pleine concurrence — exigent que toutes les transactions intra-groupe soient tarifées comme si elles avaient eu lieu entre des parties indépendantes. Les autorités fiscales en Australie, en Inde, au Royaume-Uni et en France examinent toutes de près la tarification intra-groupe. Une erreur à ce niveau n’entraîne pas seulement un redressement fiscal : elle donne lieu à des pénalités et, dans certaines juridictions, peut déclencher un contrôle fiscal complet des activités générales de la filiale.
Les déclarations tardives ou erronées ont des conséquences qui s’aggravent rapidement. En Australie, une déclaration de GST non déposée entraîne des intérêts de retard de l’ATO d’environ 10,96 % par an, calculés au jour le jour. Au Royaume-Uni, un dépôt tardif des comptes de la société auprès de Companies House entraîne des pénalités automatiques commençant à 150 GBP et pouvant atteindre 1 500 GBP pour les dépôts en retard de plus de six mois. En Inde, les versements tardifs de la retenue à la source (TDS) sont soumis à des intérêts de 1,5 % par mois. Il ne s’agit pas là de cas exceptionnels, mais de la conséquence habituelle d’une gestion de la conformité qui ne dispose pas de l’infrastructure locale nécessaire pour suivre et respecter les délais spécifiques à chaque juridiction.
Les six obligations fondamentales en matière de conformité pour une filiale étrangère
Quelle que soit la juridiction, toute filiale étrangère est soumise à six catégories d’obligations de conformité continues. Les détails varient d’un pays à l’autre, mais la structure est universelle.
1. Comptes statutaires et information financière
Toute filiale constituée en société doit établir des états financiers annuels conformément aux normes comptables du pays où elle est enregistrée. Ceux-ci sont généralement déposés auprès du registre du commerce compétent et, dans de nombreuses juridictions, sont accessibles au public.
Australie : les sociétés enregistrées auprès de l’ASIC doivent tenir une comptabilité et, au-delà de certains seuils de taille, établir et déposer des comptes annuels audités. Les petites sociétés à responsabilité limitée (dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 50 millions de dollars australiens) sont généralement exemptées de l’obligation d’audit, mais doivent néanmoins tenir une comptabilité adéquate et déposer des déclarations de solvabilité dans le cadre de leur déclaration annuelle auprès de l’ASIC.
Inde : Toutes les sociétés indiennes doivent établir leurs comptes conformément aux exigences de la loi sur les sociétés de 2013 (Companies Act 2013) et déposer leurs déclarations annuelles et leurs états financiers auprès du Registre des sociétés (RoC). L’audit légal est obligatoire pour toutes les sociétés, quelle que soit leur taille, et doit être réalisé par un expert-comptable agréé auprès de l’Institut des experts-comptables de l’Inde (ICAI).
Royaume-Uni : Les sociétés à responsabilité limitée britanniques doivent déposer leurs comptes annuels auprès de Companies House dans les neuf mois suivant la clôture de leur exercice. Les petites entreprises (chiffre d’affaires annuel inférieur à 10,2 millions de livres sterling, bilan inférieur à 5,1 millions de livres sterling) peuvent déposer des comptes abrégés. Les micro-entreprises (chiffre d’affaires inférieur à 632 000 livres sterling) peuvent déposer des comptes de micro-entités, qui font l’objet d’une simplification supplémentaire. Tout retard de plus d’un jour dans le dépôt des comptes entraîne des pénalités automatiques.
Pratique clé : aligner, dans la mesure du possible, la clôture de l’exercice de la filiale sur celle de la société mère. Des clôtures d’exercice non alignées compliquent la consolidation du groupe, le rapprochement inter-sociétés et la documentation relative aux prix de transfert.
2. Impôt sur les sociétés
Chaque filiale est soumise à l’impôt sur les sociétés au titre de ses bénéfices dans le pays où elle est enregistrée. Le taux applicable, le mode de calcul et les délais de déclaration varient selon les juridictions.
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Juridiction |
Taux standard d’imposition des sociétés |
Remarques importantes |
|---|---|---|
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Australie |
25 % (entité au taux de base) / 30 % |
Le taux de 25 % s'applique lorsque le chiffre d'affaires est inférieur à 50 millions de dollars australiens et que les revenus proviennent principalement d'activités opérationnelles |
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Inde |
22 % (sociétés existantes, section 115BAA) / 15 % (nouvelles sociétés manufacturières) |
La surtaxe et les prélèvements pour la santé et l'éducation entraînent une augmentation effective d'environ 5,5 % |
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Royaume-Uni |
25 |
Taux principal depuis avril 2023 ; un taux de 19 % s'applique aux bénéfices inférieurs à 50 000 GBP de bénéfice imposable |
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France (référence de la société mère) |
25 |
Taux standard ; taux progressif pour les PME dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 millions d'euros |
Les délais de dépôt constituent un point de non-conformité courant. Les déclarations fiscales australiennes doivent généralement être déposées au plus tard le 31 octobre suivant la clôture de l'exercice fiscal au 30 juin, ou au plus tard le 15 mai si elles sont déposées par l'intermédiaire d'un conseiller fiscal agréé. Au Royaume-Uni, les déclarations d'impôt sur les sociétés doivent être déposées dans les douze mois suivant la fin de l'exercice comptable. En Inde, les déclarations d’impôt sur le revenu des sociétés doivent être déposées au plus tard le 31 octobre de chaque année (ou le 30 novembre si les prix de transfert s’appliquent).
La retenue à la source sur les dividendes nécessite une attention particulière. Lorsque la filiale distribue des bénéfices à la société mère, une retenue à la source est généralement prélevée. Le taux dépend de l’existence ou non d’une convention de double imposition (CDI) entre les deux pays, ainsi que du taux conventionnel applicable aux dividendes. L’Australie prélève une retenue à la source de 30 % sur les dividendes versés à des non-résidents, réduite à 5 % ou 15 % en vertu de la plupart des conventions de double imposition, y compris la convention franco-australienne. L’Inde prélève une retenue à la source de 20 % sur les dividendes, réduite en vertu des dispositions conventionnelles. Le Royaume-Uni n’impose actuellement aucune retenue à la source sur les dividendes versés aux sociétés mères.
3. Taxe sur les biens et services (GST) / Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
La plupart des juridictions exigent que les filiales exerçant une activité commerciale dont le chiffre d’affaires dépasse un certain seuil s’enregistrent et perçoivent la taxe indirecte — la GST en Australie et en Inde, la TVA au Royaume-Uni et en France.
GST en Australie : 10 % sur la plupart des livraisons et prestations. L'enregistrement est obligatoire lorsque le chiffre d'affaires annuel soumis à la GST dépasse 75 000 AUD. Les déclarations (Business Activity Statements — BAS) sont déposées mensuellement ou trimestriellement, en fonction du chiffre d'affaires. L'ATO applique des intérêts généraux sur la GST impayée à un taux d'environ 10,96 % par an, calculés quotidiennement.
GST en Inde : une structure double comprenant la GST centrale (CGST), la GST d’État (SGST) et la GST intégrée (IGST) pour les transactions interétatiques. Les taux varient de 0 % à 28 % selon la catégorie de biens ou de services. La plupart des entreprises sont tenues de déposer chaque mois les déclarations GSTR-1 et GSTR-3B. Le système indien de conformité à la GST — le portail GSTN — est techniquement complexe, et les déclarations tardives entraînent des intérêts de 18 % par an sur la taxe impayée, auxquels s’ajoute une pénalité de retard de 50 INR par jour.
TVA au Royaume-Uni : taux normal de 20 %. L’enregistrement est obligatoire lorsque le chiffre d’affaires dépasse 90 000 GBP (à compter d’avril 2024). Les déclarations de TVA sont généralement soumises chaque trimestre via la plateforme « Making Tax Digital » (MTD) du HMRC. Des pénalités de retard s’appliquent dès le premier jour de retard de la déclaration.
Pratique clé : désigner un mandataire local en matière de TVA/GST dès le premier jour d’activité. Les calendriers de déclaration, les formats des déclarations et les portails en ligne sont spécifiques à chaque juridiction et évoluent régulièrement. Un défaut d’enregistrement ou une déclaration tardive au cours de la première année d’activité crée un manquement à la conformité qui est à la fois coûteux à corriger et visible par les autorités fiscales dans le dossier de conformité de la filiale.
4. Impôts sur les salaires, cotisations sociales et obligations liées à l’emploi
Les filiales employant du personnel local sont soumises à toute une série d’obligations fiscales et de sécurité sociale liées à la masse salariale, qui varient considérablement d’une juridiction à l’autre.
Australie :
- Retenue à la source (PAYG) : l’employeur prélève l’impôt sur le revenu sur les salaires des salariés et le verse à l’ATO (Australian Taxation Office) chaque mois ou chaque trimestre
- Retraite : l’employeur verse 11,5 % de la rémunération normale de chaque salarié à un fonds de retraite désigné, chaque trimestre ; dans le cadre des réformes « Payday Super » (qui entreront en vigueur en juillet 2026), les cotisations patronales seront désormais alignées directement sur le cycle de paie
- Impôt sur la masse salariale : impôt au niveau de l'État prélevé sur le montant total des salaires dépassant un certain seuil (allant de 700 000 AUD dans l'État de Victoria à 1,5 million AUD dans le Queensland) ; les taux varient entre 4,75 % et 6,85 % selon l'État
Inde :
- TDS (retenue à la source) : prélevée sur les salaires et versée à l’administration fiscale au plus tard le 7 du mois suivant
- Caisse de prévoyance (PF) : 12 % du salaire de base à la charge de l’employeur et du salarié, versés au plus tard le 15 de chaque mois
- Assurance sociale des salariés (ESI) : s'applique aux salariés gagnant moins de 21 000 INR par mois ; les taux de cotisation sont de 3,25 % (employeur) et 0,75 % (salarié)
- Taxe professionnelle : taxe d'État sur l'emploi, dont les taux et les seuils varient selon les États
Royaume-Uni :
- PAYE (Pay As You Earn) : l’employeur prélève l’impôt sur le revenu et les cotisations d’assurance nationale (NIC) sur les salaires et les verse mensuellement au HMRC
- Cotisations patronales à la sécurité sociale : 15 % sur les revenus des salariés supérieurs à 5 000 GBP par an (taux pour 2025-2026, suite à l'augmentation de 13,8 % entrée en vigueur en avril 2025)
- Informations en temps réel (RTI) : les données relatives à la paie doivent être transmises au HMRC au plus tard à chaque date de paie
Pratique clé : la conformité en matière de paie est l’obligation la plus fréquente pour toute filiale employant du personnel. Des déclarations fiscales de paie omises ou erronées entraînent des pénalités et des intérêts immédiats et, surtout, affectent le dossier fiscal personnel de chaque salarié, ce qui engendre à la fois un risque juridique et des tensions au sein du service des ressources humaines.
5. Prix de transfert
Les prix de transfert constituent le risque fiscal le plus important pour la plupart des entreprises possédant des filiales à l’étranger. Ils s’appliquent chaque fois qu’une filiale effectue une transaction avec une autre entité du groupe — la société mère, une filiale sœur, une entité de services partagés ou une société de détention de propriété intellectuelle —, quelle que soit l’ampleur ou la fréquence de ces transactions.
Le principe de pleine concurrence exige que toutes les transactions intra-groupe soient tarifées comme si elles avaient eu lieu entre des parties indépendantes agissant dans des conditions de pleine concurrence. Cela s'applique :
- les ventes de biens entre la société mère et la filiale
- La prestation de services (honoraires de gestion, services techniques, honoraires de conseil)
- L'octroi de licences de propriété intellectuelle (licences de logiciels, licences de marques, brevets)
- Les prêts intra-groupe et les accords financiers
- Accords de partage des coûts
L’obligation de documentation est une obligation en temps réel. Il n’est pas possible de reconstituer a posteriori la documentation relative aux prix de transfert après qu’une administration fiscale a soulevé des questions. L'ATO australienne, le Département de l'impôt sur le revenu indien, le HMRC britannique et la Direction générale des finances publiques (DGFiP) française exigent tous que la documentation relative aux prix de transfert soit établie au moment où les transactions ont lieu ou au moment du dépôt de la déclaration fiscale.
Les sanctions en cas de non-respect sont lourdes. En Australie, les ajustements de prix de transfert peuvent entraîner des pénalités comprises entre 25 % et 50 % du montant de l'impôt impayé, ramenées à 10 % lorsqu'il existe une documentation raisonnablement défendable. En Inde, les ajustements en matière de prix de transfert sont passibles de pénalités allant de 100 % à 300 % de l’impôt sous-évalué. Au Royaume-Uni, le HMRC peut appliquer des pénalités pouvant atteindre 200 % de l’impôt impayé en cas de non-conformité en matière de prix de transfert.
Les montages intra-groupe les plus courants qui retiendront l’attention des contrôleurs en 2026 :
- Les frais de gestion facturés par la société mère à la filiale sans accord écrit ni description documentée de l’étendue des services
- Des redevances pour l’utilisation de la marque ou de la technologie de la société mère, dont les taux ne sont pas comparés à ceux d’accords similaires conclus avec des tiers
- Prêts intra-groupe à des taux d’intérêt inférieurs à ceux du marché, ou sans contrat de prêt formel
- Services administratifs ou services partagés facturés au seul prix de revient, sans marge bénéficiaire appliquée au prestataire de services
Pratique clé : établissez une politique de prix de transfert et préparez la documentation annuelle relative aux prix de transfert en même temps que vous établissez la déclaration fiscale de la filiale. Pour les transactions à haut risque (licences de propriété intellectuelle, frais de gestion supérieurs à 100 000 USD par an), une étude comparative complète réalisée par un conseiller spécialisé en prix de transfert offre la meilleure protection.
6. Déclarations légales annuelles et gouvernance d’entreprise
Au-delà des aspects fiscaux, chaque filiale est soumise à des obligations annuelles en matière de gouvernance d’entreprise qui doivent être respectées pour préserver sa régularité juridique.
Australie : examen annuel de la société auprès de l’ASIC, comprenant le paiement des frais d’examen annuels (338 AUD pour une société à responsabilité limitée) et le dépôt de toute modification concernant les administrateurs, les actionnaires ou l’adresse du siège social. Tout dépôt tardif des déclarations légales entraîne une pénalité de 330 AUD par période de 28 jours.
Inde : l’assemblée générale annuelle (AGA) doit se tenir dans les six mois suivant la clôture de l’exercice comptable. La déclaration annuelle (formulaire MGT-7) et les états financiers (formulaire AOC-4) doivent être déposés auprès du RoC dans les 60 jours suivant l’AG. Des déclarations supplémentaires, liées à des événements particuliers, sont requises en cas de changements concernant les administrateurs, le capital social ou le siège social.
Royaume-Uni : la déclaration de confirmation (qui remplace la déclaration annuelle) doit être déposée auprès de Companies House au moins une fois tous les 12 mois. Toute modification apportée au registre des personnes exerçant un contrôle significatif (PSC) de la société doit être mise à jour et déposée dans les 14 jours suivant la modification.
France (obligations de la société mère) : Lorsque la société mère française est une société anonyme (SA) ou une société par actions simplifiée (SAS) ayant des filiales à l’étranger, elle doit inclure des informations sur ses filiales étrangères dans ses états financiers annuels établis selon le Plan Comptable Général (PCG) et, pour les groupes dépassant les seuils applicables, consolider les comptes des filiales selon les normes IFRS.
Le contexte réglementaire de 2026 : ce qui a changé
Deux évolutions majeures survenues en 2026 ajoutent une nouvelle couche de complexité pour les entreprises possédant des filiales étrangères.
Deuxième pilier de l'OCDE — Impôt minimum mondial
Le cadre du deuxième pilier de l’OCDE instaure un taux d’imposition effectif minimum mondial de 15 % pour les groupes multinationaux dont le chiffre d’affaires consolidé annuel est d’au moins 750 millions d’euros. <Pour les clients d’Expandys de plus petite taille, le deuxième pilier n’est pas encore directement applicable — mais il s’agit d’une question à suivre de près pour les entreprises qui approchent ce seuil, qui prévoient des opérations de fusion-acquisition ou qui font partie de groupes déjà concernés par cette mesure.>
Pour les groupes concernés, 2026 sera la première année importante en matière de mise en conformité. L’OCDE a publié le 5 janvier 2026 un document comparatif (SbS) le 5 janvier 2026 qui offre une protection de type « safe harbor » aux groupes dont le siège social est situé aux États-Unis — les mettant ainsi à l’abri de la règle d’inclusion des revenus (IIR) et de la règle relative aux bénéfices sous-imposés (UTPR), au motif que le système fiscal américain répond aux objectifs du deuxième pilier. Les États-Unis sont actuellement la seule juridiction à disposer d’un régime « Side-by-Side » (SbS) éligible.
Pour les entreprises dont le siège social est situé en Europe — y compris les entreprises françaises —, les obligations du deuxième pilier restent pleinement applicables. Les premières déclarations d’informations GloBE pour les contribuables suivant l’année civile devaient être déposées au plus tard le 30 juin 2026 dans les juridictions ayant mis en œuvre le Pilier 2. Les entreprises doivent vérifier si leur taux d’imposition effectif dans chaque juridiction où elles opèrent respecte le seuil minimum de 15 % et, dans le cas contraire, s’assurer qu’elles disposent d’une stratégie pour faire face à l’obligation fiscale complémentaire qui en résulte.
Renforcement du contrôle en matière de prix de transfert
Les autorités fiscales australiennes, indiennes, britanniques et françaises déploient des outils d’analyse de plus en plus sophistiqués, basés sur l’intelligence artificielle, pour identifier les risques liés aux prix de transfert dès le traitement des déclarations — et non plus uniquement au moment de l’audit. Le « Risk Differentiation Framework » de l’ATO, le système « Connect » du HMRC et le système indien CASS (Computer Assisted Scrutiny Selection) analysent tous les données relatives aux transactions intra-groupe afin de signaler les anomalies en temps réel.
Cela ne modifie en rien la loi — le principe de pleine concurrence est en vigueur depuis des décennies. Mais cela modifie le profil de risque concret pour les entreprises qui, par le passé, géraient les prix de transfert de manière informelle. Un accord de frais de gestion qui n’a jamais été remis en cause au cours de cinq années de conformité sans heurts pourrait désormais être signalé automatiquement en 2026. La marge de manœuvre pour parvenir à un règlement informel à l’amiable se réduit.
Mettre en place une filiale conforme : un cadre pratique
Une gestion efficace de la conformité d’une filiale étrangère n’est pas un événement annuel ponctuel — il s’agit d’une discipline opérationnelle continue. Le cadre suivant présente une structure qu’Expandys recommande à ses clients gérant des filiales dans plusieurs juridictions.
Lors de la création — poser les bonnes bases
Faites appel à un expert-comptable ou à un cabinet d’expertise comptable local avant même d’émettre votre première facture. Le calendrier de mise en conformité commence dès la constitution de la filiale. De nombreuses entreprises font appel à des experts-comptables locaux trop tard — une fois le premier trimestre de TVA écoulé — et passent les six premiers mois à rattraper leur retard sur les obligations non respectées.
Mettez en place une infrastructure comptable dans la devise locale et conforme aux normes locales. Les plateformes comptables basées sur le cloud (Xero, MYOB pour l’Australie ; Tally, Zoho Books pour l’Inde ; Xero ou Sage pour le Royaume-Uni) dotées de modules de conformité locaux réduisent considérablement le risque de non-respect des délais.
Rédigez vos accords inter-sociétés avant la première transaction. Un contrat de service, un contrat de licence ou un contrat de prêt écrit, dont la tarificationest alignée sur des accords comparablesconclus avec des tiers, constitue le fondement d’une position défendable en matière de prix de transfert. Il est bien plus facile de rédiger ces accords avant la première transaction que de les reconstituer des années plus tard sous la pression d’un contrôle fiscal.
Enregistrez-vous pour toutes les taxes applicables dès le premier jour. L’enregistrement à la GST/TVA, à l’impôt sur les salaires, à la retenue à la source PAYG et — en Inde — à la GST, au TAN, au PAN, au PF et à l’ESI doit être effectué avant que la filiale ne facture son premier client ou ne rémunère son premier salarié.
En continu — établir un calendrier de mise en conformité
Répertoriez toutes les dates limites de déclaration dans l’ensemble des juridictions dans un calendrier de conformité unique, géré par une personne ou une équipe désignée. Pour une filiale opérant en Australie, ce calendrier doit inclure :
- Tous les mois : déclaration des retenues à la source PAYG (si le cycle de paie est mensuel)
- Trimestriel : dépôt de la déclaration BAS, cotisations de garantie de retraite
- Juin : rapprochement annuel de la taxe sur les salaires (varie selon les États)
- Juillet-octobre : préparation et dépôt de la déclaration d’impôt sur le revenu
- Annuellement : Bilan annuel auprès de l’ASIC, états financiers
En Inde, le calendrier correspondant est nettement plus chargé : déclarations mensuelles de GST, versements mensuels de TDS, déclarations trimestrielles de TDS, ainsi qu’une série de déclarations annuelles auprès du RoC, du ministère des Impôts et de l’EPFO/ESIC.
Mettez en place des points de contrôle au niveau du groupe. Le comptable local de la filiale gère le calendrier quotidien des déclarations, mais l’équipe financière de la société mère doit recevoir un rapport mensuel sur l’état de conformité couvrant : toutes les déclarations déposées, tous les impôts payés, toute correspondance en attente de la part des autorités fiscales, ainsi que toute modification de la législation locale susceptible d’affecter la filiale.
Annuelle — examen fiscal au niveau du groupe
Une fois par an, procédez à un bilan fiscal au niveau du groupe portant sur :
- Prix de transfert : examiner toutes les transactions intra-groupe et vérifier que les prix pratiqués restent conformes au principe de pleine concurrence ; mettre à jour les analyses comparatives si les conditions de marché ont évolué
- Positions au titre des conventions de double imposition : vérifier que la structure de la filiale permet d’optimiser les taux conventionnels applicables aux dividendes, aux intérêts et aux redevances
- Taux d’imposition effectif : calculer le taux d’imposition effectif de la filiale dans sa juridiction et évaluer les implications du deuxième pilier (si le seuil est proche)
- Impôts différés : s’assurer que les actifs et passifs d’impôts différés sont correctement comptabilisés dans les comptes de la filiale, conformément aux normes locales
- Consolidation du groupe : s’assurer que les comptes de la filiale sont établis selon des principes compatibles avec les exigences de consolidation de la société mère
Conventions de double imposition : comment les utiliser efficacement
La plupart des paires de pays ont conclu des conventions bilatérales de double imposition qui empêchent qu’un même revenu soit imposé deux fois. La France dispose d’un vaste réseau de conventions, comprenant notamment des accords avec l’Australie (signé en 2006), l’Inde (protocole actualisé en 2009) et le Royaume-Uni (1968, tel que mis à jour).
Principales dispositions de la convention applicables aux filiales :
- Dividendes : les taux prévus par les conventions fiscales réduisent généralement le taux de retenue à la source sur les dividendes versés par la filiale à la société mère. La convention fiscale entre la France et l’Australie ramène la retenue à la source australienne sur les dividendes de 30 % à 5 % (si la société mère française détient au moins 10 % de la filiale australienne) ou à 15 % (dans le cas contraire).
- Intérêts : les prêts intra-groupe génèrent des paiements d’intérêts ; les dispositions de la convention déterminent le taux de retenue à la source applicable. En vertu de la convention de double imposition entre la France et l’Inde, les paiements d’intérêts sont généralement plafonnés à 10 %.
- Redevances : les paiements liés à l’utilisation de la propriété intellectuelle sont soumis à une retenue à la source dans la plupart des juridictions ; les taux prévus par la convention réduisent généralement de manière significative le taux légal.
- Bénéfices d’exploitation : la convention détermine dans quelles conditions les bénéfices de la filiale peuvent être imposés dans le pays de la société mère (critères de l’établissement stable) et prévoit des mécanismes de règlement des différends entre les autorités fiscales des deux pays.
Important : les avantages des conventions fiscales ne s’appliquent pas automatiquement. La filiale doit demander activement à bénéficier de la protection offerte par la convention, généralement au moyen d’une attestation de résidence et de demandes spécifiques de taux de retenue à la source déposées auprès de l’administration fiscale compétente. Dans certains pays — dont l’Inde —, la procédure de demande des avantages conventionnels nécessite des demandes préalables auprès de l’administration fiscale ou des mentions spécifiques dans la déclaration d’impôt.
Le rôle d’un partenaire comptable international
La réalité opérationnelle pour la plupart des entreprises en croissance possédant des filiales à l’étranger est qu’elles ne peuvent pas disposer en interne d’une expertise couvrant toutes les juridictions dans lesquelles elles opèrent. Les exigences locales en matière de conformité évoluent fréquemment — l’ATO introduit de nouvelles obligations de déclaration des salaires (Payday Super, juillet 2026), le HMRC met à jour les exigences du programme « Making Tax Digital », le Conseil indien de la GST publie de nouvelles circulaires chaque mois — et le suivi de tous ces changements dans plusieurs juridictions relève d’une fonction spécialisée à temps plein.
La plupart des clients d’Expandys adoptent une approche hybride : un expert-comptable local qualifié dans chaque juridiction gère la conformité au quotidien, la paie et les obligations déclaratives, tandis qu’un partenaire international — Expandys — assure la supervision au niveau du groupe, la coordination inter-sociétés, le conseil en matière de prix de transfert, ainsi que le lien entre les opérations locales de la filiale et les obligations de reporting de la société mère.
C’est précisément ce à quoi sont destinés les services comptables et fiscaux d’Expandys destinés aux filiales étrangères :
- Préparation des comptes statutaires locaux et coordination de l’audit en Australie, en Inde et au Royaume-Uni
- Préparation et dépôt des déclarations d’impôt sur les sociétés, y compris la documentation relative aux prix de transfert
- Gestion de la paie — retenues à la source (PAYG), retraite complémentaire, PAYE, TDS — traitée localement et communiquée au groupe
- Conformité à la GST/TVA — enregistrement, préparation des déclarations mensuelles/trimestrielles et correspondance avec l’ATO, le HMRC et le GSTN
- Examen des transactions intra-groupe et documentation relative à la politique de prix de transfert
- Optimisation des conventions de double imposition — demandes de taux de retenue à la source, évaluations des établissements stables, coordination des demandes au titre des conventions
- Reporting consolidé — harmonisation des comptes locaux des filiales avec le format de reporting du groupe de la société mère
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Foire aux questions
Quelles normes comptables s'appliquent à une filiale étrangère ? Les normes comptables qui s'appliquent à une filiale étrangère sont celles du pays où elle est constituée, et non celles du pays d'origine de la société mère. Une filiale australienne établit ses comptes selon les normes comptables australiennes (AASB). Une filiale indienne établit ses comptes conformément aux exigences de la loi sur les sociétés de 2013 (normes comptables indiennes, ou Ind AS pour les grandes entreprises éligibles). Une filiale britannique établit ses comptes conformément à la norme FRS 102 (norme britannique d’information financière applicable au Royaume-Uni et en République d’Irlande). Ces comptes locaux sont ensuite généralement convertis ou rapprochés selon le format de présentation de la société mère (normes IFRS ou GAAP français) à des fins de consolidation du groupe.
Une filiale étrangère doit-elle faire l’objet d’un audit ? L’obligation d’audit dépend de la juridiction et de la taille de la filiale. En Inde, l’audit légal est obligatoire pour toutes les sociétés, quelle que soit leur taille. En Australie, l’audit légal est obligatoire pour les grandes sociétés à responsabilité limitée (dépassant certains seuils de chiffre d’affaires, d’actifs ou d’effectifs), mais pas pour les petites sociétés à responsabilité limitée. Au Royaume-Uni, les petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel, le total du bilan et l’effectif sont inférieurs aux seuils fixés sont généralement exemptées de l’audit obligatoire. Il convient de noter que même lorsque la législation locale n’exige pas d’audit, les commissaires aux comptes du groupe de la société mère peuvent exiger des comptes audités de la filiale à des fins de consolidation du groupe.
Qu’est-ce que les prix de transfert et s’appliquent-ils aux petites filiales ? Les règles en matière de prix de transfert s’appliquent à toutes les transactions entre entités liées, quelle que soit la taille de la filiale. Si votre société mère française facture des frais de gestion à sa filiale australienne ou indienne, lui concède une licence d’utilisation de sa marque ou de sa technologie, ou lui accorde un prêt, les règles en matière de prix de transfert s’appliquent. Le principe de pleine concurrence exige que ces transactions soient tarifées comme si elles avaient lieu entre des parties non liées. Les obligations de documentation sont proportionnées à la valeur et au risque des transactions, mais l’obligation légale d’appliquer une tarification de pleine concurrence s’applique dès la première transaction intra-groupe.
Qu’est-ce qu’une convention de double imposition et en quoi est-elle utile ? Une convention de double imposition (CDI) est un accord bilatéral entre deux pays qui empêche qu’un même revenu soit imposé dans les deux pays. Pour une société mère française détenant une filiale australienne, la convention de double imposition franco-australienne réduit la retenue à la source australienne sur les dividendes de 30 % à 5 % ou 15 % (selon le pourcentage de participation), et définit les modalités d’imposition des bénéfices d’entreprise, des intérêts et des redevances entre les deux pays. Les conventions de double imposition ne s’appliquent pas automatiquement : l’entreprise doit demander activement à bénéficier des avantages prévus par la convention en déposant les déclarations et attestations appropriées auprès de l’administration fiscale compétente.
Quels impôts une filiale étrangère paie-t-elle en Australie ? Une filiale australienne paie : l’impôt sur les sociétés (25 % pour les entités soumises au taux de base dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions de dollars australiens, ou 30 % pour les entreprises plus importantes) ; la GST à 10 % sur les fournitures imposables dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 75 000 dollars australiens ; une retenue à la source (PAYG) sur les salaires des employés ; la taxe sur les salaires au taux applicable dans l’État concerné et au-delà du seuil fixé par cet État ; et la cotisation obligatoire au régime de retraite (Superannuation Guarantee) de 11,5 % du salaire normal par employé. Elle doit également déposer un rapport annuel d’activité auprès de l’ASIC.
Quelles sont les principales obligations fiscales d’une filiale étrangère en Inde ? Les principales obligations fiscales d’une filiale indienne comprennent : l’impôt sur les sociétés à un taux effectif d’environ 25,17 % (taux de base de 22 % majoré d’une surtaxe et d’une contribution spéciale) pour les sociétés existantes relevant du régime de l’article 115BAA ; les déclarations mensuelles de GST (GSTR-1 et GSTR-3B) et le paiement de la GST ; la retenue et le versement mensuels de la TDS avant le 7 du mois suivant, accompagnés de déclarations trimestrielles de TDS ; les cotisations au fonds de prévoyance, à hauteur de 12 % du salaire de base, versées mensuellement ; les cotisations à l’assurance sociale des salariés pour les salariés éligibles ; et le dépôt annuel de la déclaration d’impôt sur le revenu avant le 31 octobre (ou le 30 novembre en cas d’application des prix de transfert).
Comment gérons-nous la conformité dans plusieurs pays ? La structure la plus efficace pour gérer la conformité dans plusieurs juridictions consiste à s’appuyer sur une équipe d’experts-comptables locaux qualifiés dans chaque pays, chargés des déclarations quotidiennes et de la correspondance réglementaire, sous la supervision d’un partenaire comptable international central qui gère le calendrier de conformité du groupe, coordonne les positions inter-sociétés, veille à ce que la documentation relative aux prix de transfert soit à jour et assure la cohérence entre les comptes locaux et le reporting du groupe. Cette structure offre à la fois l’expertise locale requise par la conformité propre à chaque juridiction et la visibilité au niveau du groupe dont la société mère a besoin pour gérer efficacement sa situation fiscale consolidée.
Que se passe-t-il si nous ne respectons pas un délai de déclaration dans un pays étranger ? Les conséquences dépendent de la juridiction et du type d’obligation. En Australie, le non-respect d’un délai de dépôt du BAS (GST) entraîne des intérêts de retard de l’ATO d’environ 10,96 % par an sur l’impôt impayé, calculés au jour le jour. Le non-respect des délais de déclaration des charges sociales ou des cotisations de retraite entraîne des pénalités supplémentaires. En Inde, les retards de versement de la retenue à la source (TDS) sont assortis d’intérêts de 1,5 % par mois, tandis que les retards de déclaration de la GST entraînent des intérêts de 18 % par an, auxquels s’ajoutent des frais de retard. Au Royaume-Uni, les retards dans le paiement de l’impôt sur les sociétés, de la TVA ou dans les déclarations auprès de Companies House sont tous soumis à des régimes de pénalités spécifiques. Au-delà des sanctions financières, des retards répétés dans les déclarations créent un profil de conformité négatif auprès de l’administration fiscale concernée, ce qui augmente le risque d’être sélectionné pour un contrôle fiscal.
Conclusion
La gestion de la conformité comptable et fiscale d’une filiale étrangère en 2026 est complexe sur le plan opérationnel, spécifique à chaque juridiction et lourde de conséquences. Les obligations ne sont pas facultatives, les délais sont fixes et les pénalités en cas de non-conformité s’accumulent rapidement.
Les entreprises qui gèrent efficacement ces aspects partagent deux caractéristiques : elles font appel à des professionnels locaux qualifiés avant même la réalisation de leur première transaction, et elles maintiennent une supervision au niveau du groupe afin de s’assurer que la situation locale s’inscrit dans une stratégie internationale intégrée de conformité.
Expandys accompagne les entreprises européennes tout au long du cycle de vie de la conformité de leurs filiales étrangères — de la création de l’entité et des premiers enregistrements jusqu’aux comptes annuels statutaires, aux déclarations d’impôt sur les sociétés, à la documentation relative aux prix de transfert et à la coordination au niveau du groupe — en Australie, en Inde, au Royaume-Uni et à travers notre réseau couvrant 50 pays.